Chapitre premier : Le bien boire

Au commencement était le verre. Le verre que l'on boit entre amis, un soir de désœuvrement alors que la nuit tombe sur la place Carnot et que la troupe hétéroclite s'abreuve sous le

regard bienveillant du patriarche Félix. Paco commanda un repas pour cinq à Denise la déesse des fournaux. C'est à cet insant que jaillit en nous l'idée de "Tonton a Faim". Elle ne pouvais connaître meilleur berceau que ce café où poètes et paysans se côtoient avec tant de fausse aissances, où les heures sont propices à voir se lever les orages désirés au bord d'un lac de différence. Félix & Denise furent naturellement les parrains de ce nouveau né braillant et affamé. Ils sont dans notre cœur à jamais, comme les perles rares de l'amitié, la convivialité

et bien d'autres qualités qui, pour être humaine n'en sont pas moins rares.

 

 

Chapitre deuxième : Le bien manger

La faim légendaire et parfois bien réelle, nous poussa hors du troquet et nous fit emprunter

la rue Clémenceau, de la Gare ou piétonne selon les humeurs municipales, pour nous arrêter

des Galinier. "Apollon maître queux, Ô ! Phoebus rôtisseur" eut dit Cyrano de Cazilhac passant devant cette vitrine de nos faims enfantines. Là est le goût, le pur le vrai, le "bovessien" la pâtisserie mozartesque tant elle est fugeuse en saveur et génial d'inventions sur uen trame de tradition, tant elle pousse les aigus au sommets et les basses aux abysses, tant elle marie les timbres, tant elle est encore après la dernière bouchée.

 

 

Chapitre troisième : Le bien fêter

Au bout de la ruelle en pente forte dit du "Cagadou", une place nous attend. Icibât le cœur des "Capucins", ici bât son plein la fête du dit quartier. Et quelle fête ! En un mot : la vraie.

Fi ! des orchestres lumineux et fumant, des danseuses dévêtues, du play-back; Ici, rien que des musiciens et des musiques qui ne doivent rien au Top 50. La preuve : Tonton a Faim jouait un soir avec le père Vassiliu : un grand moment. Que les comités des fêtes en prennent de la graine !

 

 

Chapitre quatrième : Le bien jouer

"Ce qu'il faut retenir des prix c'est que Mozart n'en eut aucun" disait je ne sais plus qui. Certes mais il fallait bien qu'un jour on tente le coup. Tant d'orchetrions s'y étaient attelés. Ce fut fait et comment. Premier prix s'il vou splait. Les Orphées en tremblent encore. Le trophée trône chez Félix of course. Allez y voir et ça s'arrose.

 

 

Chapitre cinquième : Le bien gérer

Les brockers de Wall street n'en reviennent pas. L'action TAF monte au zénith, ce qui est un peu normal, et crève le plafond des espérances des agioteurs. Hélas pour eux, il n'y a aucun dividende à attendre. Seul, le plaisir des sens et en particulier de l'oule est à la jouissance des porteurs. Ne vous précipitez pas sur le net pour faire des plus values et devenir ainsi complices des exploiteurs du prolétariat; l'action TAF est sans valeur marchande c'est heureux.

 

 

Chapitre sixième : Le bien enregistrer

Déjà deux CD et un troisième en cours. C'est une collect. T'as pas de collec ? Moi j'ai toute la collec de TAF. Je la chanstiquerais pour rien au monde. C'est hyper, super, extra keum. Les meuf en chavirent quand je mets la sauce dans ma tire en passant chez Féloch. C'est de la zique pa du fonbou. Ca groove et tout. T'as pas encore leur galettes, la première est épuisée, tu trouves plu smais les deux autre y a. Si t'as pas le gnonpo, tu la ravchou OK ?

 

 

Chapitre septième : Le bien s'exporter

Quand les trompettes de la rebomée concurrencent celles de TAF. C'est TAF qui est connu. Alors il faut prendre le chemin de la gloire et passer les frontières. Voila TAF se gelant en Champagne, sous le clair de lune à Maubeuge, dans le port d'Amsterdam, bien traité à Maastricht. Le printemps prochain à Prague et plus encore car on parle de Cuba, de Vienne, de la Nouvelle Orléans et même de Ladern sur Lauqet en août 2001. C'est pas peu dire.

 

Chapitre huitème : Le bien nommer

On pourrait se dire, comme le commun des mortels nous désigne, banda. Quelle horreur ! D'autres ont siggéré qu'on soit un Orphéon, une Lyre, une Clique, un Réveil, pire une Fanfare. Que nenni, nous sommes une académie. C'est à dire un groupe de gens sérieux qui, toute honte bue, décide de ce qui est bon pour vos oreilles. De plus il faut promouvoir, un peu comme le dictionnaire de nos chers viellards vert vêtus, la bonne et juste musique. Celle qui est issue de l'homme et d'un instrument qu'il manipule devant vous : idem pour les femmes car il s'agit d'un instrument de musique Militanty du bon goût, la seule militance qui mérite qu'on s'y consacre.

 

 

Chapitre neuvième et comme Ludwig Van, dernier.

Académie dites-vous, mais alors vous seuls avez le droit d'en être et d'en décider ? Pas du tout innocent pape, on décide parfois que des personnes par leur attitude ou leur action poursuivent les même buts que nous. C'est alors que s'élèvent des voix au sein du groupe pour que ces gens la nous rejoigent. Comme ils ne sont pas musiciens, on les intronise gentiment comme membres d'honneur. C'est ainsi que Marie-Claude et Philippe Decaud, Denise et Félix Bergèse sont devenus nos premiers académiciens d'honneur. D'autres suivront mais peu nombreux.